vendredi 25 juillet 2008
Lune sans ciel ou ciel sans lune, j'admire comme un enfant les ténèbres
où se meuvent les créatures fantastiques issues de mon imagination
féconde, peuplant la profondeur de la voute céleste. Les étoiles
disparates apparaissent alors dans un jeté-là oblique, me plongeant
dans la contemplation des astres embrasés. Les embrassant du regard, ma
conscience s'élève et mes pieds décollent de terre ; je rêve, j'en
oublie l'humanité.
Comme lorsque quelques mots formant douces strophes et précieux vers
permettent de créer des réalités, des mondes fragiles et délicats à
l’attention de l’auteur, je me prends à vouloir créer des univers
majestueux et magistraux pour ma vanité et mon orgueil. Alors ma plume
sur les pages noires de l’humanité lâche de longues traînées de sang
dans le sillage de la folie et de l’absurde.

