L'ivresse de la page noire

Mon blog, mon espace personnel, ma page noire blanchie numériquement, mon journal pas/plus très intime. N'hésitez, visiteurs, l'ordre n'est qu'apparence, le déranger n'est pas condamnable. Soyez décent tout de même, exprimez-vous justement et clairement.

vendredi 25 juillet 2008

Corps de muse, instrument avant.

Ecrire sur les ailes écorchées d'un Ange déçu
Avec son scalpel aux reflets bleus métalliques
Est l'exégèse des mots sonnant comme cantiques
Pour le poète sanglant face aux dogmes de vertu.

Support sublime d'une œuvre hallucinée,
La créature divine sombrant dans l'oubli
D'humains désespérants d'horreurs et de cris
Est l'idylle espérée d'un génie décapité.

Scarification esthétique d'une muse,
Misanthropie d'un fol esprit ravagé ;
Sa plume se tait crissant sur sa lancée.

Il n'en a cure, pourvu qu'il s'amuse !
Et le monstre absent de douce poétique
Meurt sur son trône délirant d'hérétique.

Posté par Platonange à 23:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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