mardi 18 mars 2008
Enfin !
Quitte d'un travail que j'ai adoré
et qui m'a rendu malade.
Enfin pouvoir me reposer...
vendredi 7 mars 2008

jeudi 6 mars 2008
Piètre...
La philosophie n’a pas d’avenir, aucun avenir dans la société… Voilà ce pourquoi je ne suis autorisé, faute d’arguments autres que mes passions et mon intuition, à entamer des études en cette voie. Celles-ci me plaisent pourtant, ô combien de manière délicieuse, et correspondent à mes attentes de culture de l’esprit, en implications et en applications… Mais rien de probant ne peut étayer mon goût, mes larmes et ma sincérité n’ont là aucun pouvoir.

Moi qui m’autorisait malgré toutes mes réticences à devenir des adultes, par la voie de la réflexion que je choisis, en manière la plus profonde, celle-ci mes refusée selon des principes du monde dans lequel je suis en passe d’entrer : l’argent et l’avenir qu’il assure, de même que la notion de profit et l’inanité du désintéressement qui, après le désintérêt, est devenu inintéressé et, ainsi, inintéressant. Je n’ai par là, par ce refus, plus aucune aspiration à la majorité, je l’exècre même complètement si l’augure qui m’en est faite est avérée… Je suis revenu à mon point de départ de mon indécision, à savoir quoi faire l’an prochain de mon vide inter-neuronal. Quelle horreur que l’immobilisme ! J’ai besoin d’aide, d’avis.

De plus, si la philosophie n’a formellement aucun avenir, à la seule considération utilitariste sacrifiant au culte du dieu profit en espèces d’un métier probable en échéance, alors l’humanité est bien pire que je ne l’aurais jamais pensé, puisque la science philosophique est sa tête, son corps, son passé, son avenir, son présent… Mais qui se pose encore des questions là où l’on se satisfait d’idées toutes faites, rédigées à l’emporte-pièce, s’accommodant admirablement du déjà dit et du déjà pensé?

S’il me faut choisir le contenu des cinq années environ de l’enseignement le plus passionnant de mon éducation formelle, le seul qui puisse subsister encore dans cette morne société, et de plus selon les seuls débouchés auxquels je devrais me frotter, alors je refuse d’aller plus loin. Je ne veux que choisir la culture de l’esprit, dans sa quintessence en l’érigeant en mode de vie ! Voilà pourquoi ces études…

Si être adulte cela signifie avoir un boulot raisonnablement (quelle horreur que d’y considérer quelque raison !) bien rémunéré, apportant l’argent nécessaire à l’établissement d’un « ménage », et par voie de faits, assez pour subvenir à quelques procréations, alors je refuse catégoriquement d’être de cet âge. Si la responsabilité entraîne le morne, cruel, inodore mais acide, alors je la refuse et je m’entête. Tel un enfant caractériel.

Qui accepterais de vivre continuellement avec un enfant, l’un de ceux refusant catégoriquement de vieillir ? Voulant être, éternellement, comme Peter… Peut-être d’un Ange, voudra-t-elle bien devenir une Fée, comme la douce Clochette, cette ingénie conscience.


Je suis Peter Pan. Peter Pan. Peter. Peter Pan. Pan. Pan. Pan! Pan! Pan! PAN! PAN!


