mercredi 20 février 2008
Il est hautement décevant, et
marquant d’horreur alors que prévisible, de se rendre compte à quel point le
sens commun pervertit ce qu’il croit être en acception l’évolution… Cette
nouvelle conception se réclamant du darwinisme est une transgression totalement
discordante de la première théorie. En effet, le darwinisme prône une seule
adaptation « au mieux » à un milieu changeant, dans la vie et dans l’évolution,
or même cette dernière conception est faussée : l’évolution ne tend pas à
un achèvement en perfection – celle-ci se serait immuable et donc inappropriée passant
–, mais un changement. Selon ces nouvelles données, dès lors la thèse faussée
se dévoue à une évolution tendant, en perfection, à l’humanité en finalité de
celle-ci, alors qu’elle n’en est qu’une simple forme, une seule branche –
minime même comparée à l’importance en nombre des insectes – dans un « arbre
de vie planétaire » quoique théorique… Et le contraire est pur orgueil de
se croire « supérieur » suivant le dessein d’une prétendue
perfection, d’un mystique achèvement…
Et l’humanité en elle-même est
sujette à quelques évolutions ou involutions, résumées à une sordide stagnation
corrosive, inhérentes à cette race parmi des multiples peuplant le sol terrien –
loin de l’idée qu’elle y ait quelque prédominance, mais son pouvoir d’exploitation
destructif demeure être le plus puissant –, ce qui ne heurte rien en évidence,
étant donné que l’immobilisme reste de mise.
La pauvreté, grand fléau de notre
temps mais d’autres aussi, est l’une des ressources les plus importantes de la
richesse… Et ceux qui sont au pouvoir – fainéants politiques – ou dans l’opulence,
plus égaux que d’autres, n’ont aucune envie que cela change et d’aucune manière
ne le permettraient de leur plein gré. Non de cynisme ou de pessimisme, cette
situation est « normale » acceptée mais néanmoins inexprimée au
demeurant. D’aucune façon, il est possible que cela soit inhérent à la nature
humaine, en premier lieu égoïste comme l’illustre le besoin incoercible de cessation
de la douleur avant tout altruisme et toute aide dévolue. L’humanité, dans son
acception de caractère de bonté et d’autres ressemble fort à un fantasme
sortant de plus en plus de toute portée. En ce sens, l’humanité se définit
comme un idéal en perfection qu’elle cherche à atteindre et, partant, s’y
rattache par sorte de calcul moral « à la limite ». De cette théorie,
le chaînon manquant est l’homme contemporain, en phase de perfection, et cet
état est imputable à l’impossibilité philosophique – et même de sens commun, en
tout danger accepté – d’atteindre quelque aspect parfait de son être évolutif,
et profitables à toutes les parties et non seulement les oppresseurs ou les
opprimés, les forts ou les faibles, les riches ou les pauvres, … Politiquement,
comptant que les tergiversations politiques puissent avoir quelque réelle incidence
bénéfique socialement, certaines croyances sont représentées dans se cadre :
le capitalisme et le communisme, dans l’exemple.
Le capitalisme – maintenant dénommé
libéralisme par souci « politiquement correct », en ayant les mêmes
résultantes alors que partant différemment – joue sur les inégalités et les
fractures économiques pour perdurer et s’asseoir sur cet résultante sociale. Les
riches n’ont absolument aucune utilité, ce serait antinomique, de voir les
classes soumises et inférieures s’enrichir, cela signerait la perte de leurs
deniers tant précieux. A l’inverse, le communisme semble bien « contre-nature »,
par le renoncement qu’il induit dans les mœurs, et social et domestique, ce qui
reste fort bien inconcevable dans le matérialisme ambiant… Le moyen monétaire
qui permettrait de le faire perdurer financièrement, puisque là-dessus réside
la situation actuelle et donc la base de quelque révolution s’il en est, et
justement de le détruire lui-même, au profit d’un être humain monétairement
désintéressé… Utopie peut-être bien. L’état naturel, à son sens premier, ne se
retrouverait qu’en anarchie, puisque toute revendication politique vient d’un
mal-être, mais la tyrannie est plus savoureuse, l’être humain n’aime pas
penser.
dimanche 17 février 2008
Plume souvenir
Je peins de ma plume acérée de sombres paysages d'imagination et de souvenirs modulant sur les lignes de vie papeterie. Graphomanie.

Futile un temps malheureux où je m'apaisais en spécieuses perditions, brumes diffuses sur le reflet de mes yeux gris pleurant sèchement la bêtise à laquelle je me livrais sans vergogne. Reflets sanglants et charnels, les réminiscentes douleurs violent le fond de mes yeux vitriols... La main angélique par-delà le mur doucereux de l'amnésie m'en emporte loin, très loin. Je suis apaisé, enfin.
Toi l'enfant de lumière, vis... Car tu sais, fils de vertu, que l'enfant de l'homme et de la femme se nourrit du sein de sa mère et de la bourse de son père.

